Vérifié le 8 septembre 2026 sur la fiche « Justificatifs transcription de mariage » et sur le formulaire de demande de transcription de l'ambassade de France en Jordanie, ainsi que sur sa page « Mariage ». Les listes de pièces évoluent : celle de la section consulaire fait foi.
Pourquoi cette formalité est-elle urgente ici ?
Parce que l'ambassade la relie à autre chose que la seule opposabilité du mariage : la transcription est, écrit-elle, une formalité essentielle pour la demande de visa du conjoint étranger.
Autrement dit, tant qu'elle n'est pas faite, le conjoint jordanien ne peut pas demander son visa au titre du mariage. Ce n'est plus une régularisation administrative que l'on repousse : c'est la porte du dossier suivant.
Deux documents jordaniens, pas un
C'est la particularité de ce poste, et elle surprend ceux qui pensaient avoir tout réuni.
La fiche demande la copie originale et intégrale de l'acte de mariage civil jordanien, légalisé par les autorités jordaniennes, de moins de trois mois. Et, séparément, dans la liste des pièces du conjoint étranger, la copie du contrat de mariage religieux jordanien.
Les deux. L'acte civil ne dispense pas du contrat religieux, et l'inverse non plus.
La preuve que vous étiez tous les deux dans le pays
La fiche demande la copie du tampon d'entrée sur le territoire jordanien du conjoint français et étranger.
Notez le « et » : ce n'est pas seulement votre entrée à vous qui est vérifiée, mais celle des deux conjoints. C'est la pièce à photographier au retour du voyage, pendant que le passeport est encore à jour.
Quelles pièces pour le conjoint français ?
| Pièce | Précision |
|---|---|
| Lettre manuscrite expliquant les conditions de la rencontre | accompagne toutes les demandes ; certifiée conforme par la mairie du lieu de résidence si le conjoint réside en France |
| Formulaire de demande de transcription | complété, daté et signé par le conjoint de nationalité française |
| Copie originale et intégrale de l'acte de naissance | de moins de 3 mois |
| Preuve de la nationalité française | carte nationale d'identité en cours de validité, certificat de nationalité française, acte de naissance français de moins de 3 mois, ampliation du décret de naturalisation, ou copie de la déclaration de nationalité enregistrée |
| Preuve de dissolution de la précédente union | s'il ne s'agit pas d'un premier mariage : acte de naissance français portant mention du divorce, ou jugement français de divorce |
| Justificatif de résidence | — |
| Copie du contrat de mariage passé avant le mariage, ou certificat établi par un notaire | le cas échéant |
| Copie de l'acte de désignation de la loi applicable au régime matrimonial, ou certificat notarié | le cas échéant |
| Copies des actes de naissance des enfants nés avant ou après le mariage | à défaut de livret de famille |
Quelles pièces pour le conjoint jordanien ?
| Pièce | Précision |
|---|---|
| Photocopie du passeport étranger et/ou du titre de séjour français | — |
| Copie intégrale de l'acte de naissance étranger, légalisé par les autorités jordaniennes | de moins de 6 mois |
| Attestation de ville de naissance délivrée par les autorités jordaniennes | pour un ressortissant jordanien né à l'étranger |
| Copie du contrat de mariage religieux jordanien | — |
| Justificatif de domicile | — |
| Certificat individuel d'état civil légalisé, indiquant le statut civil avant le mariage — célibataire, divorcé, veuf | le cas échéant, de moins de 3 mois |
| Jugement de divorce validé à l'état civil français, ou attestation de non-appel établissant le caractère définitif du jugement, ou certificat de décès du précédent conjoint | le cas échéant |
Deux durées de validité différentes cohabitent dans cette liste, et les confondre coûte un aller-retour : trois mois pour l'acte de mariage civil et le certificat individuel d'état civil, six mois pour l'acte de naissance étranger.
Que déclarez-vous en signant ?
Le formulaire l'écrit : le demandeur est informé qu'en vue de la transcription, l'officier de l'état civil français s'assure de la régularité de l'acte étranger produit et de la validité du mariage au regard du droit français.
La transcription n'est donc pas un enregistrement automatique. C'est un contrôle — la même formule que sur le formulaire du Caire, décrit dans Transcrire un mariage égyptien à l'état civil français.
Le formulaire recueille par ailleurs, pour chacun des deux époux, le nom en deux parties, les prénoms, la date et le lieu de naissance, la nationalité, la profession, l'adresse actuelle, le statut matrimonial au jour du mariage, les noms des père et mère, et l'adresse des époux au moment du mariage. Les enfants nés avant ou après le mariage, même décédés, y sont inscrits par ordre chronologique de naissance : ce sont eux qui figureront au livret de famille.
Comment envoyer le dossier ?
L'ambassade signale que la poste locale est défaillante en Jordanie et invite à recourir à une messagerie privée — DHL, UPS, FedEx, Aramex sont citées. Les frais sont à la charge de l'usager.
Un envoi par courrier doit contenir une enveloppe timbrée portant le nom et les coordonnées postales de l'usager, pour le retour d'un dossier incomplet ou l'envoi d'une copie de l'acte d'état civil.
Depuis la France, l'adresse est celle du ministère des Affaires étrangères, ambassade de France en Jordanie, section consulaire, 13 rue Louveau, 92438 Châtillon.
Ce que ce guide ne dit pas
Il décrit la procédure française de transcription telle que l'ambassade de France en Jordanie la publie.
Trois réserves :
- Nous n'avons pas pu consulter les sources jordaniennes officielles — le ministère de l'Intérieur et le Département du cadi des cadis ont refusé la connexion le jour de la vérification. Ce guide ne décrit donc ni la forme de l'acte jordanien, ni la juridiction qui l'établit, ni les frais locaux.
- Les délais de traitement ne figurent pas dans la source consultée, et aucun délai maximal pour demander la transcription n'y est fixé.
- Ce guide ne traite ni du régime matrimonial, ni de la procédure de visa elle-même, ni de la nationalité des enfants.
Il ne remplace ni la fiche de la section consulaire, ni un avocat.