Vérifié le 12 septembre 2026 sur trois sources officielles : le bureau du City Clerk de New York, le Registrar-Recorder/County Clerk du comté de Los Angeles, et le Harris County Clerk pour Houston. Ces pages sont en anglais. Ce guide ne décrit que ce qu'elles publient.
Il n'existe pas de licence « américaine »
C'est la première chose à comprendre, et elle décide du calendrier : le mariage relève des États, pas du gouvernement fédéral. La licence se demande auprès d'un comté ou d'une ville, ses règles sont celles de l'État, et ce qui vaut dans un État ne vaut pas chez son voisin.
Trois exemples suffisent à le montrer. Ils ont été choisis parce qu'ils couvrent les deux circonscriptions consulaires françaises qui traitent l'état civil, et trois régimes d'État différents.
| New York City | Los Angeles County | Harris County (Houston) | |
|---|---|---|---|
| Frais de la licence | 35 $, non remboursables | non publié sur les pages lues | 81 $ |
| Attente avant la cérémonie | 24 heures pleines | aucune sur les pages lues | 72 heures |
| Durée de validité | 60 jours — 180 pour les militaires d'active | non publiée sur les pages lues | l'officiant doit signer au plus 90 jours après la délivrance |
| Où la licence vaut | dans l'État de New York uniquement | non publié sur les pages lues | « dans tous les comtés des États-Unis », à confirmer avec l'officiant |
| Témoins | non publié sur la page lue | un au guichet pour une cérémonie express — le bureau peut en fournir un pour 20 $ ; aucun pour une licence confidentielle | aucun, ni pour la licence ni pour la cérémonie |
| Après un divorce | tous les divorces doivent être définitifs avant la demande | copie certifiée si la dissolution a moins de deux ans | 30 jours révolus |
| Mariage par procuration | interdit | illégal | interdit, sauf militaire stationné à l'étranger en opération |
| Test sanguin | non requis | non requis | non requis |
| Moins de 18 ans | interdit dans l'État de New York | consentement parental notarié et ordonnance de la Superior Court | non publié sur les pages lues |
| Consulat français d'état civil | Washington, DC | Los Angeles | Los Angeles |
Les cases « non publié » ne sont pas des lacunes de notre part : ce sont des informations que les pages consultées ne donnent pas, et nous ne les inventons pas.
Le délai d'attente décide du calendrier
C'est le chiffre à connaître avant d'acheter un billet d'avion.
À New York, il faut attendre vingt-quatre heures pleines entre la délivrance de la licence et la cérémonie, sauf dérogation judiciaire — que le bureau du City Clerk renvoie demander à la Cour suprême de l'État de New York.
À Houston, l'attente est de soixante-douze heures. Elle est automatiquement levée pour les militaires d'active, sur présentation de la carte militaire au moment de l'achat.
Les pages de Los Angeles que nous avons lues ne mentionnent aucun délai d'attente ; elles décrivent au contraire une cérémonie « express » sur rendez-vous, d'une durée de quarante-cinq minutes.
Un couple qui vient d'Europe pour quelques jours ne prépare donc pas le même voyage selon l'État.
Qui peut célébrer, et ce que cela change pour un mariage musulman
Une seule des trois sources publie la liste des officiants autorisés : celle de Houston. Elle renvoie au Texas Family Code §2.202, qui autorise notamment
- un ministre ou prêtre chrétien licencié ou ordonné,
- un rabbin,
- une personne qui est officier d'une organisation religieuse et que cette organisation autorise à célébrer un mariage,
- et une longue liste de juges, en fonction ou retraités, jusqu'aux juges de paix et aux juges municipaux.
La troisième catégorie est celle qui compte ici, et elle n'est propre à aucune confession : un imam qui est officier d'une organisation religieuse et que celle-ci autorise à célébrer entre dans ce cadre — au Texas, et sous cette condition.
Les pages de New York et de Los Angeles ne publient pas cette liste. Nous ne la déduisons pas de celle du Texas : la question se pose au bureau du comté, avant de fixer une date.
Les documents en langue étrangère
Sur ce point, la page de Los Angeles est la plus stricte des trois, et la plus explicite : tous les documents doivent être en anglais. Un document rédigé dans une autre langue doit être accompagné d'une traduction par un traducteur certifié, et cette traduction doit être notariée. Un document expiré n'est pas accepté.
Elle nomme aussi ce qui vaut comme pièce d'identité : permis de conduire ou passeport. Houston accepte en plus la carte d'identité délivrée par le Department of Public Safety du Texas, la carte de résident permanent, et toute autre pièce délivrée par une administration des États-Unis.
Aucune condition de résidence : le point que beaucoup ignorent
La page de Los Angeles l'écrit en une ligne, et cette ligne change tout pour un couple venu d'ailleurs :
il n'y a aucune condition de résidence ni de statut migratoire.
Ce n'est pas une tolérance locale, c'est la règle publiée par le comté. Les deux personnes doivent être présentes ensemble, majeures, non mariées, et produire une pièce d'identité valide — rien de plus quant au séjour.
L'apostille : qui la délivre
Une fois le mariage célébré et la licence enregistrée, l'acte devra être apostillé pour servir en France. Là encore la compétence est celle de l'État : le Harris County Clerk renvoie au Texas Secretary of State, à Austin, pour les apostilles et les authentifications de documents.
Les deux autres sources ne publient pas cette information sur les pages lues. La logique est la même d'un État à l'autre — un acte délivré par un État s'apostille auprès de cet État — mais nous ne nommons ici que l'autorité qu'une source nomme.
Ce que la licence ne fait pas
Elle ne vous marie pas. La page de Los Angeles le dit sans détour : déposer une demande ou acheter une licence ne signifie pas que vous êtes mariés. Il faut la cérémonie, puis le retour de la licence complétée au bureau du comté, pour enregistrement.
Et une licence enregistrée aux États-Unis ne produit rien en France tant que le mariage n'est pas transcrit. Deux guides traitent cette moitié du chemin, avec leurs propres sources :
- Se marier aux États-Unis quand on est français — les deux consulats qui traitent l'état civil pour tout le pays, le certificat de capacité à mariage, les bans ;
- Les mariages américains que la France ne reconnaît pas — à lire avant de choisir un État, parce que certaines formes de mariage sont refusées à la transcription.
Ce second point touche Houston de près : le Harris County Clerk délivre aussi des Declarations of Informal Marriage, et c'est précisément une des formes que la France ne transcrit pas.
Ce que ce guide ne dit pas
Il compare trois comtés, pas cinquante États. Ce qui est écrit ici pour New York, Los Angeles et Houston ne vaut pas ailleurs, et les cases « non publié » du tableau disent exactement où s'arrête ce que nous avons lu.
Il ne traite ni du séjour, ni du regroupement familial, ni de la nationalité des enfants. Il ne remplace ni le bureau du comté, ni le poste consulaire, ni un avocat.
Sources : Office of the City Clerk of the City of New York (cityclerk.nyc.gov), page « Marriage License » ; Los Angeles County Registrar-Recorder/County Clerk (lavote.gov), pages « About », « Eligibility » et « Apply » de la rubrique Marriage Licenses & Ceremonies ; Harris County Clerk (cclerk.hctx.net), page « Personal Records » et sa foire aux questions « Marriage License », citant le Texas Family Code §2.202 et §2.007. Consultées le 12 septembre 2026.